Livre des prophéties livre IV – Chapitre 12
C’est bien un étrange chemin,
Celui que j’ai emprunté,
Qui aurait pu prévoir ca pour demain,
Être face à la seule personne à se méfier.
Semblable mais tellement différent,
Voila ce qu’était nos destinée,
Contre des vils je me suis imposé,
La terre ce soir sera nourrie de sang.
Quand dans le temple du temps ce miroir j’ai traversé,
J’aurais du lire l’inscription, j’aurais du m’en méfier.
Oh fougueuse jeunesse, agir sans réfléchir, traître ignorance,
Comment imaginer qu’un jour me rattraperais mon insouciance ?
Il était la, immobile, d’une carrure imposante,
Se fixant mutuellement, respectant ce silence,
Yeux dans les yeux, comme si je l’avais toujours su,
Celui qui me ressemble, qui l'eut cru ?
Toute les fois ou ma présence j’ai ressenti,
Quand on mettait des embûches dans les chemins que j’ai pris,
Qu’on sache exactement mes mouvements et ma manière de penser,
Ca ne pouvait être que son œuvre, un seul aurait pu deviner.
Il semblait comme moi, fatigué,
Victime de se battre sans cesser,
Avec un air de souffrance lisible sur son visage,
Autant que de trait de fatigue se lisant dans mon sillage.
Tant d’année j’ai cherché mon ennemi,
Tant de mois gâchés et tant de vie prise,
Tant de jour à courir après un tyran,
Tant d’heure alors qu’il était près de moi tout le temps.
Aujourd’hui après des décennies,
J’ai en face de moi celui qui pourrait me mettre à terre,
Celui contre qui j’aurais ma plus grande guerre,
Celui qui pourrait retirer notre vie.
Plein d’incertitude je sortis mon glaive,
Ce soir sous la lune il n’y aura pas de trêve,
Possédant la même lame que moi il dégaina,
Ce soir peut-être celle qui n’est plus après moi pleurera.
Je pensais que mon plus grand combat serait contre des géants,
Comment n'ai-je pas pu deviner que ce n’était que du néant,
Notre plus grand combat n’est pas contre quelqu’un que l’on ne connaît,
Simplement contre quelqu’un qui nous ressemble sans l’être.
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