Le rêve, cadeau empoissonné
C’est comme un rêve qui est tout doux,
Ce jour ou sur Msn tu es revenue,
Toutes nos images sont réapparues,
Nos sourires, nos bons moments et surtout comme nous disons « nous ».
C’est comme si on se voyait pour la première fois,
Tu discutais timidement et sans grand débat,
Parlant de tout et de rien,
Évitant les sujets qui ne font pas du bien.
Toi que j’avais percée à jour du premier regard,
Que la beauté a traversé des yeux jusque mon âme,
Qui a fait battre mon cœur à la chamade,
Qui m’a emmené au paradis faire une ballade.
Puis peu après on avait retrouvé notre complicité,
Tu avais moins peur de me parler,
Tu me disais tes petits problèmes et de tes gros soucis,
De ce que tu avais raté ou réussi.
Puis au fil de raconter notre petit chemin,
Tu as évoqué ce sujet que je considérais comme hors du commun,
Tu as évoqué nos bons souvenirs et nos klashs,
Je te les ai pardonnés, il faut que tu sache.
Tu m’as dis regretter notre rupture,
De ne pas m’avoir embrassé,
Au lieu de me dire de ne pas parler,
Et d’avoir oublié que la vie était dure.
Tu aurais aimé faire marche arrière,
Que dans tes bras tu m’aurais pris,
Au lieu de me jeter du mépris,
Pour cela tu as fais beaucoup de prière.
Tu m’as dis ne jamais avoir retrouvé quelqu’un de bien,
Parmi ces salauds, que peu de temps tu as appelé tes copains.
Ne jamais avoir retrouvé un qui, comme moi, rendait ton cœur rouge d’amour,
Seulement avoir trouvé des personnes rendant tes bras bleus de coup.
Tu m’as aussi avoué ne jamais avoir su retourner dans ce restaurant,
Au nous étions assis ce 14 juillet auparavant,
Et que je t’avais offert ce modeste cadeau,
En n’y ajoutant qu’il ne pouvait rivaliser avec la douceur de ta peau.
Tu m’as dis vouloir retourner dans le passé,
Vouloir repartir de zéro,
Revoir la vie en rose,
Simplement avoir le droit à nouveau de m’aimer.
Ca aurait pu être le début d’une nouvelle histoire,
Mais je ne peux te pardonner de m’avoir laissé dans le noir,
Quand ce froid bout de métal est devenu rouge comme pour toi l’était ma flamme,
Et que seul, dans la peur et dans le doute tu as abandonné mon âme.
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